Une nouvelle usine d’asphalte dans la Baie-des-Chaleurs

Une nouvelle usine d’asphalte dans la Baie-des-Chaleurs

L’arrivée d’un nouveau joueur dans le marché de l’asphalte devrait permettre aux entrepreneurs et administrations de réaliser des économies dans la région.

AFFAIRES. Une nouvelle usine d’asphalte devrait entrer en opération au début-août à Escuminac.

Propriété de l’homme d’affaires Mario Arial, celle-ci formera une entité d’affaires avec l’usine Asphalte Leblanc, située à Chandler, propriété d’Yves Leblanc. « Les volumes de production ne sont pas aussi élevés ici que dans les grands centres. Les deux usines travailleront ensemble pour une question de synergie, pour que nous puissions être plus compétitifs », explique M. Leblanc, qui agira à titre de directeur général pour le groupe.

La nouvelle usine créera sept emplois directs, en plus d’une équipe de pavage d’une dizaine de personnes qui exécutera des contrats pour les deux usines. Le laboratoire de Chandler sera aussi mis en commun. L’objectif de production est de 30 000 tonnes annuellement, un volume suffisant pour maintenir en place l’équipe de pavage.

Une usine peut desservir un rayon de 125 km maximum, idéalement 100 km, puisque l’asphalte doit être posée à chaud. L’usine de Chandler permet donc de réaliser des contrats jusqu’à Gaspé, et la nouvelle unité pourra desservir les Plateaux jusqu’à Bonaventure environ.

Selon Yves Leblanc, son groupe permet d’amener une saine concurrence dans la région, où une seule entreprise était présente jusqu’à l’ouverture de l’usine de Chandler en 2015. « Ça amène une saine concurrence et permettra aux collectivités de réaliser des économies. Par exemple, en 2016, Gaspé a ouvert une soumission pour 6000 tonnes et nous avons eu le contrat, à 180 000 $ moins chers que les compétiteurs. En 2017, nous avons soumissionné le même montant et cette fois le compétiteur était 200 000 $ plus bas. En deux ans, ça fait des économies importantes pour Gaspé », explique-t-il.

La nouvelle usine a nécessité un investissement d’environ 2 M$. Elle est mobile et pourrait, en cas de besoin, aller s’installer ailleurs pour réaliser un contrat, pour autant qu’elle dispose d’une carrière. « Tout ce que ça prend, c’est une carrière. Nous avons une très bonne pierre pour faire de l’asphalte en Gaspésie », note M. Leblanc. Le bitume, lui, est importé de la région de Montréal.