Travaux internationaux à Carleton-sur-Mer

Travaux internationaux à Carleton-sur-Mer

Des représentants de six pays, dont le Canada, ont participé à ces rencontres, du 27 au 29 novembre.

Crédit photo : L’Écho de la Baie – Frédéric Durand

ENSEIGNEMENT. La vocation internationale du Cégep de la Gaspésie et des Îles (CGI) s’est davantage concrétisée, cette semaine, alors que des représentants de six pays étaient présents au campus de Carleton-sur-Mer pour discuter d’enseignement et d’engagement communautaire.

Le CGI fait partie du réseau de l’UNEVOC – une branche de l’UNESCO qui organise des formations, consultations et conférences dans les différents domaines de l’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) et milite en faveur du développement de l’EFTP dans le monde – depuis 2004. « Nous avons tout avantage à développer ces liens avec ces gens qui ont la même vocation que nous, au niveau de la formation professionnelle et technique. Nous nous sommes déjà déplacés à plusieurs reprises à divers endroits dans le monde pour partager ce qu’on fait ici, et apprendre de ce qui se fait ailleurs », explique le directeur des études, Louis Bujold.

Ce projet, qui se déroulera en trois phases, en était à réaliser la première qui vise à faire l’état des lieux sur l’engagement communautaire, d’analyser les données recueillies et de soumettre un premier rapport à l’UNEVOC. Par la suite, le CGI développera des modèles d’engagement communautaire capables de s’adapter aux différents environnements socioéconomiques. Finalement, la troisième phase, prévue pour 2019, cherchera à mettre en œuvre les modèles d’engagement développés précédemment. « Les projets de recherche collaborative sont une nouvelle façon de travailler dans le réseau UNEVOC. Le choix des pays participants s’est fait de concert avec le siège social de l’UNEVOC à Bonn, pour sélectionner les pays les plus actifs dans le domaine et aussi essayer de couvrir l’ensemble du globe », note David Bourdages, directeur général du CIRADD.

Des rencontres productives

« L’engagement communautaire est un concept nouveau, il faut définir un modèle qui soit applicable partout dans les centres UNEVOC. Pendant cette première phase, nous avons préparé une enquête qui sera lancée auprès de tous les centres UNEVOC. Nous avons pu échanger des idées et des expériences qui pourront être testées dans nos pays. Le concept est nouveau et nous sommes tous légèrement différents dans notre application », explique Khaled Grayaa, professeur et directeur de recherche pour l’École nationale d’ingénieurs des sciences et technologies avancées à Borj Cédria, en Tunisie.

Les rencontres de cette semaine ont permis aux participants d’élaborer un cadre de recherche commun. « Nous avons terminé le format de recherche demandé, en regroupant les meilleures pratiques de chaque membre participant dans le domaine des initiatives d’engagement communautaire », indique Nehema Misola, vice-présidente aux affaires externes de l’UNEVOC Visayas Center, de la Iloilo Science and Technology University, aux Philippines.

Cette rencontre a été réalisée conjointement par le CGI et le CIRADD, et a rassemblé des experts du Brésil, de la Grenade, des Philippines, du Sénégal, de la Tunisie et du Canada, où le CGI est l’un des trois centres du réseau de l’UNEVOC. À travers le monde, quelque 230 centres UNEVOC existent.