Sylvain Roy s’inquiète des coupes en protection de la faune

Sylvain Roy s’inquiète des coupes en protection de la faune

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy.

Crédit photo : L'Écho de la Baie - Archives

FAUNE. Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, se dit inquiet des coupures de près de 500 000 $ qui ont été faites dans les directions régionales de la protection de la faune.

« En 2015, après avoir augmenté le prix des permis de pêche et de chasse, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs avait promis de réinvestir les sommes supplémentaires ainsi perçues dans la protection de la faune. Or, un nouveau ministre et deux années plus tard, il n’y a aucune trace de cet argent sur le terrain. Les chasseurs et pêcheurs s’entendent : ils ne voient pas les agents et le braconnage est un problème en croissance », avance le député.

Depuis 2011, le nombre d’agents de protection de la faune a diminué de 52 au Québec. « Au Parti Québécois, on reconnaît l’importance de la faune et on croit que les gens qui pratiquent la chasse et la pêche devraient avoir droit à un plus grand respect. Au lieu de ça, le gouvernement retire aux agents de protection de la faune les moyens d’exercer leurs missions. Un budget réduit signifie évidemment moins d’heures de surveillance, moins de sorties en forêt et plus de paperasse. La coupe de 500 000 $ dans le budget de fonctionnement correspond, financièrement, à l’abolition de 10 bureaux régionaux », illustre le porte-parole de l’opposition officielle en matière de Forêts, Faune et Parcs.

À la rencontre des intervenants

Le député de Bonaventure rencontrera mardi et mercredi plusieurs intervenants du milieu faunique gaspésien, dans le cadre d’une tournée du Québec qui le mène dans les différentes régions depuis juin. Cette tournée est l’occasion de constater l’état de la situation et d’écouter les solutions des gens de terrain pour améliorer le secteur. « L’un des buts de la tournée est de permettre aux différents groupes ou usagers de proposer des solutions qui pourraient être mises en place pour améliorer le secteur. 700 000 personnes pratiquent la pêche et 300 000 personnes pratiquent la chasse au Québec. L’économie faunique représente des retombées de 1,6 milliard de dollars annuellement. Les usagers qui participent à cette vitalité économique méritent le respect des décideurs politiques. […] Bien que je connaisse beaucoup d’intervenants du secteur faunique gaspésien, l’exercice que j’ai entrepris a pour but de dresser les constats et de structurer des solutions qui aideront véritablement les usagers. En ce sens, le point de vue des Gaspésiens est essentiel », conclut Sylvain Roy.