Réorganisation de la lococratie à Bonaventure

Réorganisation de la lococratie à Bonaventure

Une vingtaine de personnes ont participé à l’assemblée d’Horizons gaspésiens.

Crédit photo : Gabrielle Margineanu

COOPÉRATIVE. La coop de solidarité Horizons gaspésiens a tenu une assemblée extraordinaire et une assemblée populaire afin de repartir sur de nouvelles bases son mode d’organisation collaboratif.

Horizons gaspésiens a comme mission de « favoriser la résilience collective pour que les résidents trouent ensemble les solutions à leurs besoins », mentionne Claudie Thibodeau, facilitatrice d’Horizons gaspésiens. Le Loco Local de Bonaventure est sans doute le plus connu des projets de l’organisme. Existent aussi, entre autres, le Loco Linux, qui a pour but de recycler et donner une deuxième vie à du matériel informatique, et le Collabolarium, un espace de travail collectif pour des travailleurs autonomes qui ont un endroit pour échanger entre pairs, ou simplement sortir de l’isolement.

Son modèle d’holacratie, ludiquement baptisé « lococratie » pour les besoins de la cause, consiste en plusieurs comités, ou cercles, autonomes, qui sont redevables devant l’ensemble des autres cercles. « C’est un modèle de gouvernance horizontale, qui se forme à partir de la base. Les cercles sont auto-organisés : on se rassemble autour d’une initiative, et les citoyens se réunissent pour réfléchir à son organisation », explique Mme Thibodeau.

Horizons gaspésiens compte actuellement une cinquantaine de membres répartis dans les deux MRC de la Baie-des-Chaleurs, ainsi que de nombreux « alliés », qui appuient les projets et utilisent les services tels que le Loco local, mais sans être membres de la coop. « Nous allons mobiliser les membres dans les prochains mois, pour voir qui veut s’impliquer. C’est un modèle de mobilisation qui a des sommets et des creux. Nous devrons nous donner un cadre de travail », souligne Claudie Thibodeau.

Une vingtaine de membres ont participé à l’assemblée du 4 décembre, où l’objectif était de relancer ces cercles d’une manière plus structurée. Au terme de la soirée, plus d’une demi-douzaine de cercles avaient été créés, soit autour d’enjeux thématiques tels que les communications, ou encore autour de projets spécifiques de la coop. « La deuxième partie de la rencontre a permis de relancer les cercles de travail. On est content de constater que les gens veulent s’impliquer. Sept ou huit comités pourront se rencontrer au cours des prochaines semaines pour se doter d’un mandat et définir plus précisément leurs rôles », explique la facilitatrice.