Le Marquis de Malauze pourrait sortir de l’ombre

Le Marquis de Malauze pourrait sortir de l’ombre

Voici l’épave du Marquis de Malauze qui pourrait dans un avenir prochain sortir de son garage et être accessible à tous.

Crédit photo : Société historique Machault

Le navire français, le Marquis de Malauze, vieux de 273 ans, pourrait bien sortir du hangar où il est entreposé depuis maintenant 33 ans et redevenir un attrait pour les visiteurs et les touristes.

En effet, un partenariat a été convenu entre la Société historique Machault, la municipalité de Pointe-à-la-Croix et le Gouvernement Mi’gmaq de Listuguj pour voir à la faisabilité de sa mise en valeur. Un projet a été financé par les trois partenaires au projet avec une aide du fonds éolien de la MRC Avignon pour réaliser une étude de faisabilité qui est en cours à l’été 2018. C’est la firme GID Design qui a une expertise en ce domaine qui a été retenue.

Rappelons que l’épave, longue d’une centaine de pieds, a été sortie de la rivière Ristigouche à l’automne 1939 sous la direction du Père Pacifique de Valigny et a servi d’attrait touristique à Ristigouche pendant plus de 40 ans. L’épave fut aussi classée bien historique (culturel) en 1966 par le ministre Pierre Laporte, alors ministre des Affaires culturelles du Québec.

L’épave avait été donnée au père Pacifique en 1936 par le ministre fédéral des Transports, C.D. Howe. Après son décès, la propriété de l’épave est passée à la Mission Saint-Anne qui l’a cédée à son tour à l’évêché de Gaspé. Ne sachant quoi en faire, l’épave fut cédée à la communauté de Listuguj pour qu’elle puisse servir à son développement touristique. Le conseil de bande de Listuguj est intéressé à mettre le navire en valeur sur le territoire de la réserve.

L’étude en cours va proposer un concept pour exposer l’épave en plus de déterminer le meilleur site et donner un aperçu du coût total du projet. Une fois un concept et un site acceptés, le projet, s’il reçoit l’accord et le soutien financier des gouvernements, pourra aller de l’avant.

Les restes de ce navire français font partie du riche patrimoine de la région du Ristigouche et le Marquis de Malauze fait partie des 100 « curiosités de la Baie-des-Chaleurs. »

(Un texte de Michel Goudreau, président de la Société historique Machault, tirée du 42e Bulletin de la Société historique Machault – Été  2018)