“L’aviateur irlandais” : un premier roman policier pour René Caissy de Maria

“L’aviateur irlandais” : un premier roman policier pour René Caissy de Maria

L'auteur René Caissy.

Crédit photo : Courtoisie

L’aviateur irlandais raconte le trépidant voyage d’Abraham O’Neil, qui exerce un métier peu connu consistant à convoyer des avions. Au début de l’été 2017, il a pour mission de ramener un vieil avion depuis Atlin, un village du Nord de la Colombie-Britannique, jusqu’à à Charlottetown, à l’île du Prince-Edouard.

Le voyage de plus de 3000 miles nautiques aurait pu être une sinécure, si la propriétaire de l’avion n’avait décidé d’être de l’aventure. Peu loquace, voire même taciturne, Amélia Fitzpatrick entend profiter du voyage pour renouer avec cet avion que lui a légué son père. Elle n’a pas envie de discuter avec le pilote. Elle préfère observer le paysage magnifique en silence, dans une attitude contemplative, depuis les montagnes Rocheuses, en passant par les plaines de l’ouest, jusqu’aux Maritimes. Mais c’est chose impossible, car l’aviateur irlandais qu’elle a engagé est un étrange individu, à l’allure et aux idées peu orthodoxes, qui a décidé, lui, de poser des questions embarrassantes. Il va non seulement déterrer le passé tourmenté de sa cliente mais aussi profiter des nombreuses escales pour enquêter… et, pourquoi pas, résoudre une vieille affaire de meurtre.

« Le dénouement d’une affaire de meurtre, dans un roman policier, est rarement le lieu d’erreurs judiciaires, pour la bonne raison que l’auteur a identifié, a priori, le coupable. La trame du roman consiste alors à saupoudrer parcimonieusement les chapitres d’indices qui vont permettre au lecteur de découvrir, petit à petit, le meurtrier. C’est souvent un proche : le mari, l’ancien conjoint, la belle-mère… En revanche, la vraie vie n’est pas un roman, et la police scientifique, ainsi que son corollaire, la justice, font parfois fausse route en identifiant puis condamnant la mauvaise personne. L’histoire qui suit montre à quel point il est difficile alors de rétablir la vérité. Cette histoire est donc vraisemblable… Mais est-elle vraie pour autant ? »

L’auteur

René Caissy est issu d’une mère et d’un père respectivement de descendance acadienne et irlandaise.

Avant de s’intéresser à l’écriture, il est copiste-amateur. Dès l’âge de cinq ans, en compagnie de sa sœur cadette, juché sur des clôtures de bord de routes poussiéreuses de rang de campagne gaspésien, il retranscrit les lettres des enseignes routières. FERRY, GROCERY et ARRÊT STOP d’avant la loi 101 et du Québec français.

Jeune adulte, son intérêt littéraire se distance des panneaux routiers et se porte sur la vulgarisation scientifique. Il remporte le prix de journalisme scientifique (bourse Fernand Seguin) en 1989 et signe par la suite plusieurs articles pour divers magazines québécois, son intérêt oscillant entre des sujets de sciences naturelles et le plein air.

En marge de l’écriture, il développe un intérêt pour les loisirs atypiques tels l’escalade en moyenne montagne, le parapente et l’aviation. Faisant sienne la devise d’un ami qui suggéra un jour que la meilleure façon d’apprendre un domaine est de l’enseigner, il ouvre une école de pilotage en Gaspésie qu’il opère durant cinq années. Volant aujourd’hui pour son propre plaisir, il a développé un intérêt pour la photographie aérienne amateur et ses clichés qui mettent en valeur la Gaspésie suscitent un intérêt marqué.

L’écriture de L’Aviateur irlandais est en quelque sorte accidentelle. Pour faire une histoire longue, il y a moult années, l’auteur a mis le pied où il ne devait pas, et se l’ait cassé ! L’incident fut l’occasion d’une nouvelle paire de chaussures, et la convalescence qui suivit, quant à elle, l’occasion d’un changement de cap où il passa de l’écriture d’articles pour différents magazines (Québec-Science, Géo Plein Air notamment) à l’écriture d’un roman. Le projet, à l’origine, ne devait pas être un roman, mais une sorte de biographie où l’auteur esquissait quelques dates fondatrices de son insignifiante existence.

Au panthéon de cette chronologie figurait par exemple la fois où, en troisième année du primaire, il fut élu Duc par une jolie duchesse qui devait choisir le prétendant au titre simplement en le pointant de sa longue baguette de bois. Gêné, il s’était caché à l’arrière d’un groupe de gars avides d’être choisis, se croyant à l’abri, mais la duchesse l’avait dans le collimateur et sa baguette, subtil appendice de sa sensualité naissante, avait dédaigné tous les mâles de la première ligne et l’avait touché en plein cœur…

Mais force est d’admettre qu’on ne fait pas un livre avec ce genre de fait divers… Si on n’est pas Jésus de Nazareth ou Einstein, d’aucuns suggèrent que le genre littéraire autobiographique est narcissique et inintéressant sauf pour soi-même, à la manière d’un journal intime. C’est pourtant sur la base de ce récit nombriliste que l’auteur a commencé l’écriture d’un roman. Sa bonne idée fut de se dissocier de lui-même pour peu à peu donner vie à un personnage autonome, sorte de prolongement de sa personne, qu’il investit de pouvoirs et de qualités qu’il n’avait pas nécessairement. Les psychiatres y verraient ce qu’ils nomment une « psychose dissociative », mais rassurez-vous tous les auteurs font ça ! Il travaille actuellement le tome 2 de L’Aviateur irlandais.

Référence web :  https://fondationlitterairefleurdelys.wordpress.com/2018/06/04/nouveau-livre-laviateur-irlandais-roman-policier-renee-caissy-fondation-litteraire-fleur-de-lys/