La végétalisation au service de l’environnement

La végétalisation au service de l’environnement

Une quinzaine de personnes ont participé à la plantation de boutures de saule

ENVIRONNEMENT. Le 10 juin, le groupe Environnement Vert Plus (EVP) organisait sa première activité annuelle de végétalisation de l’effluent du Lieu d’enfouissement technique (LET) de Saint-Alphonse.

Une quinzaine de personnes se sont déplacées pour l’occasion, et ont planté des boutures de saule, de la quenouille et du cassis. Selon l’organisme, le saule et la quenouille se nourrissent des nutriments rejetés par l’effluent du LET, et devraient contribuer à réduire les rejets azotés (nitrite, nitrate) et les phosphates. « Ces rejets contribuent à la formation d’algues, qui bouffent l’oxygène dont les poissons ont besoin pour vivre dans la petite rivière St-Siméon. Il y a d’ailleurs une diminution marquée des populations de truite dans la rivière depuis quelques années », note le porte-parole d’EVP, Pascal Bergeron, ajoutant que ces plantes permettront aussi d’absorber d’autres substances telles que les BPC, le chrome, le mercure et le cyanure.

« Par cette action, nous visons moins la gestion du LET, que les instances politiques qui repoussent aux calendes grecques les actions pertinentes qui amélioreraient la gestion des matières résiduelles. Dans l’élaboration du Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR), le directeur du LET […] n’a pas été consulté », explique le porte-parole.

Compostage

« Les élus ont repoussé la réflexion sur l’implantation d’un système de compostage à 2019, la dernière année du Plan, et on ne prévoit aucune mesure pour l’implantation, comme si le gouvernement allait encore repousser l’échéance de 2022 pour le compostage obligatoire », souligne EVP.

Selon l’organisme, le compostage permettrait de diminuer la quantité de matière organique du LET, ce qui éliminerait à terme les rejets azotés et phosphatés. « Nous voulons des gestes concrets, dès maintenant. On pourrait par exemple imiter la MRC de la Matapédia, qui a mis sur pied un comité chargé d’implanter leur PGMR. Là-bas, ça bouge beaucoup. De l’autre côté, dans Rocher-Percé, aussi. Quand on se compare à nos voisins, on se désole », dit-on.