Deux nouvelles œuvres permanentes inaugurées à Carleton-sur-Mer

Deux nouvelles œuvres permanentes inaugurées à Carleton-sur-Mer

L’inauguration des œuvres a été faite le 22 septembre en présence de Marie-Claude De Souza.

Crédit photo : Robert Dubé

Dans le cadre de sa programmation du 250e anniversaire de Carleton-sur-Mer, l’artiste Marie-Claude De Souza a été invitée par le Centre d’artistes Vaste et Vague à créer deux œuvres toponymiques en guise de legs à la communauté.

L’œuvre « Lieux-dits » a été inaugurée le 22 septembre, au bout de la pointe Tracadigash de Carleton-sur-Mer, en présence de l’artiste. Les deux œuvres, inspirées de l’esthétique signalétique, seront ainsi érigées à deux emplacements symboliques, l’autre site étant la halte-routière de Saint-Omer. Sur des mâts sont dressés des « lieux-dits », soit des surnoms attribués à certains espaces sans qu’ils soient inscrits sur les cartes officielles.

Les toponymes ont été colligés lors de deux séjours de résidence de recherche et de création, en 2015 et 2017. Mme De Souza, qui s’intéresse à l’imaginaire collectif et à sa transmission, a effectué des interventions dans les espaces publics de Carleton-sur-Mer et des environs afin de récolter des histoires auprès de passants rencontrés au hasard des rues. Le trou à Toune, la roche Qui-Parle, la Bouée-à-Valmont, la crossing des B’lettes, la côte Rouge, ne sont que quelques exemples des lieux répertoriés par l’artiste.

« Le travail de Marie-Claude De Souza va permettre à notre communauté de se réapproprier des noms oubliés que nos anciens utilisaient dans le quotidien. Nous avons un devoir de mémoire et ce legs vient immortaliser des noms de lieux qui ont marqué notre histoire », commente le maire de Carleton-sur-Mer, Denis Henry.

L’ensemble des noms de lieux recueillis et des récits qui les accompagnent sera mis en ligne sur le site topoesie.com, incluant quelques capsules audio réalisées lors de ces rencontres avec le public. Afin que l’œuvre demeure vivante et poursuive son cheminement, les citoyens pourront continuer à proposer des « lieux-dits » et des anecdotes grâce à un formulaire numérique. « À l’image de mon processus basé sur le bouche-à-oreille, je ne cherchais pas à créer une œuvre figée, mais à lancer une invitation à perpétuer les histoires tout en s’ouvrant à celles qui naîtront avec le temps », précise l’artiste.