De la zoothérapie à Maria

De la zoothérapie à Maria

L’intervenante en zoothérapie Hélène Desaulniers et Monsieur Lincoln.

Crédit photo : L’Écho de la Baie – Frédéric Durand

SANTÉ. Un nouveau service de zoothérapie est en cours d’implantation à l’hôpital de Maria, fruit d’un partenariat entre la Fondation Santé Baie-des-Chaleurs (FSBDC) et la communauté.

Le projet-pilote a débuté depuis quelques semaines déjà, et sera d’une durée de 20 semaines. Le service est offert par l’intervenante en zoothérapie Hélène Desaulniers, via son entreprise La Patte complice, accompagnée de Monsieur Lincoln, un cocker anglais de quatre ans qui œuvre dans le domaine depuis sa tendre enfance. Le plus jeune Albert, un berger australien, ne s’était pas déplacé pour la conférence de presse.

« À Sept-Îles, pour travailler cinq jours par semaine, j’avais une équipe de huit chiens. Si on prend de l’expansion, il faudra augmenter le bassin de chiens. Idéalement, il en faut de différentes tailles pour différents besoins », explique Mme Desaulniers.

Actuellement, le service est offert les jeudis dans divers services de l’hôpital : médecine ambulatoire, chirurgie, oncologie, pédiatrie, soins palliatifs, ainsi qu’à la résidence St-Joseph en après-midi. Le jeudi a été choisi en fonction de la clientèle présente. « On commence en courant, en étant présent dans tous les départements possibles », indique Mme Desaulniers. « Il fallait commencer quelque part, et à l’hôpital, nous avions accès à beaucoup de patients en peu de temps. Notre souhait est de l’offrir à de nouveaux services », souligne la directrice de la Fondation, Élise Lantagne.

Le projet-pilote coûte quelque 10 000 $ pour 20 semaines, dont la moitié a été assumée par la Clinique vétérinaire de la Baie. « Ça n’a pas été dur de me convaincre de l’apport des animaux dans la vie des patients. Nous sommes contents de contribuer à ce projet », mentionne Dre Linda Plourde, qui œuvre dans le domaine depuis plus de trente ans.

Le reste du montant sera amassé via une campagne de fonds dédiés de la FSBDC, déjà disponible sur le site web de l’organisme (www.fondationsantebdc.com). Le financement du service, lorsqu’il deviendra permanent, est évalué à 20 000 $ par année, selon les mêmes barèmes d’une journée par semaine. « On verra selon la demande et les besoins. Le projet pourrait prendre de l’expansion », indique le président de la Fondation, Carol Morneau.

Démarrée en novembre 2013 à Sept-Îles, La Patte Complice propose des services de zoothérapie dans différents milieux, et des animations en milieu scolaire.