Profession : globe-trotteuse

Frédéric Durand frederic.durand@tc.tc
Publié le 17 janvier 2016

VOYAGE. Amélie Gagné, originaire de Maria, a décidé de ne pas vivre une vie conventionnelle. Depuis deux ans, elle parcourt le globe pour son plaisir personnel, mais également pour alimenter son blogue, « Mostly Amelie », duquel elle parvient à tirer une partie de sa subsistance.

Partie de la Gaspésie à 17 ans pour ses études, Amélie a commencé à voyager à 21 ans, alors qu’elle est partie habiter à Vancouver, puis à San Diego, pendant environ cinq ans. Revenue à Montréal, où elle est restée six ans, pour terminer ses études, elle est repartie en voyage il y a deux ans, vendant toutes ses possessions pour partir à l’aventure. « Au départ ça ne devait être qu’un voyage de six mois avec mon conjoint. Je suis finalement restée un an et demi en Asie. En août dernier, je me suis rendue en Europe et j’ai fait le voyage d’Istanbul à Milan à vélo », raconte-t-elle.

Depuis qu’elle a adopté le vélo comme mode de déplacement, elle a parcouru environ 5000 km, et a pu réaliser des économies substantielles. « Je n’y crois pas d’avoir réussi à faire du voyage un mode de vie. J’ai réalisé que je n’étais pas obligée de "devenir une adulte", avec une carrière et des REER. Je ne vois pas vraiment de fin à tout ça », illustre la voyageuse.

Blogue

Amélie se décrit comme une « nomade numérique ». Elle parvient à gagner sa vie en travaillant quelques heures par jour, soit en écrivant pour son blogue, ou en faisant de la traduction. « J’essaie de rendre le voyage un mode de vie rentable, en travaillant un peu pour subvenir à mes besoins », indique-t-elle.

Son blogue, « Mostly Amelie » (www.mostlyamelie.com), existe depuis son dernier départ, en janvier 2014. « La première année, ce n’est pas rentable, mais une fois qu’on s’est fait un nom, il y a moyen d’y vendre de la publicité et de faire de l’argent », explique-t-elle. Aujourd’hui, il reçoit en moyenne 15 000 visiteurs par mois.

Le blogue parle beaucoup de gastronomie, et plus particulièrement de véganisme. « Je préconise une approche écolo aux voyages sur mon blogue et parle ouvertement de mes déboires amoureux et financiers dans mes démarches pour devenir une "nomade numérique". Je parle aussi de mon alimentation végane et de tout ce qui touche aux voyages et au bien-être physique et spirituel », explique-t-elle.

De passage dans son patelin natal, elle repartira en mars pour l’Allemagne, où elle passera quelques mois, avant de repartir pour une autre destination. « J'ai le projet de faire la Scandinavie à vélo cet été, mais c'est un projet parmi une douzaine d'autres. Il y a l'Islande, l'Afrique, la Chine, l'Amérique du Sud, etc. Je suis ouverte à tout! Je ne fais généralement pas de plans fermes et suis plutôt du genre impulsif. Si un projet ou une destination m'excite, je vais plonger sans me poser de question », indique-t-elle.