Le Dr Charles-Eugène Marin est décédé


Publié le 7 juin 2017

Le Dr Charles-Eugène Marin est décédé à l'âge de 91 ans.

©Photo TC Media - Dominique Fortier

L'homme politique et fondateur du Centre Explorama à Sainte-Anne-des-Monts est décédé ce matin vers 5 h 30 à l'âge de 91 ans.

Charles-Eugène Marin était un homme bien connu dans la MRC de la Haute-Gaspésie. Né à Sainte-Anne-des-Monts le 29 octobre 1925, M. Marin était le 9ième d'une famille de 14 enfants. Son père Luc était forgeron. Il a étudié dans plusieurs établissements d'enseignement dont l'Université de Boston. À son retour à Sainte-Anne-des-Monts, il a entrepris une carrière politique en 1977 alors qu'il fût élu maire de Sainte-Anne-des-Monts. Il occupera ce poste jusqu'en 1984.  

Le Dr Charles-Eugène Marin en compagnie des Tamaloùs lors du Festival du Maquereau en 2014.
Photo TC Media - Dominique Fortier

C'est alors qu'il se lance dans l'arène politique fédérale sous la bannière des progressistes-conservateurs de Brian Mulroney. Il gagna ses premières élections en 1984 devenant ainsi député du comté de Gaspé. Réélu en 1988, il siégera un peu plus de neuf ans avant d'être défait aux élections de 1993. Il siègera sur des dizaines de comités dont ceux sur les Forêts et les pêches à titre de président et sur la santé et les affaires sociales au poste de vice-président.

Pendant ses mandats comme député fédéral, le Dr Charles-Eugène Marin aura largement contribué à l'essor de la Haute-Gaspésie soit avec l'ouverture du Centre Explorama aujourd'hui connu sous le nom d'Exploramer. C'est également à lui qu'on peut attribuer les efforts pour l'implantation du Centre L'Escale destiné aux personnes aux prises avec des dépendances ainsi que l'aéroport de Sainte-Anne-des-Monts.

Pendant son temps en politique fédérale, Charles-Eugène Marin a amené pas moins de 279 millions de dollars d'investissements dans le comté qu'il représentait. Il fût aussi impliqué dans le site Mary-Travers, le Parc Forillon ainsi que les établissements de santé à Chandler, Grande-Vallée, Gaspé et Sainte-Anne-des-Monts.

Charles-Eugène Marin était considéré comme la figure emblématique du développement maritime en Haute-Gaspésie. On lui doit la réfection de nombreux ports en Gaspésie. C'est pourquoi il fût choisi, plusieurs années plus tard,  comme président d'honneur des premières éditions du Festival du maquereau.

Un mentor

 Le Dr Marin a aussi inspiré bien des gens en Gaspésie dont son bon ami, Jean-Pierre Pigeon qui fût à ses côtés pendant toutes ses campagnes électorales à titre d'agent officiel et argentier. « J'ai perdu mon père très jeune donc le Doc était un mentor pour moi. Depuis la première fois où je l'ai rencontré au club Rotary, un regroupement de gens d'affaires né en 1976 jusqu'à tout récemment, je me suis toujours tourné vers lui pour des conseils. »

Jean-Pierre Pigeon décrit « Le Doc » comme étant quelqu'un de discret, qui ne faisait pas de grandes envolées oratoires mais qui allait au bout des choses. « Il prenait un dossier en main, on en entendait plus parler pendant un court moment et tout à coup, c'était réglé. Il avait ce don d'approcher les ministres et ça fonctionnait. »

C'est donc avec regret que Jean-Pierre Pigeon a appris le décès de Charles-Eugène Marin. « Il a toujours été là pour me conseiller. Aujourd'hui je perds mon mentor et un ami. »

Le préfet de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier, a également souligné les accomplissements du Dr Marin. « Il a été de tous les combats pour la Haute-Gaspésie. Il débloquait des enveloppes spéciales pour la MRC. C'est grâce à lui si on a le Centre L'Escale, Exploramer et l'aéroport. C'était un travailleur acharné et infatigable qui a apporté beaucoup à la Haute-Gaspésie. »

Étant lui-même un passionné de politique alors qu'il était journaliste au Riverain, Allen Cormier admirait déjà le Dr Marin. « Je me disais que c'était comme ça qu'il fallait faire de la politique. C'était un mentor. Il m'a beaucoup conseillé lors de ma première campagne à la préfecture. J'ai énormément appris de lui. C'était un grand homme politique. Déjà à l'époque, il disait que la Haute-Gaspésie devait se positionner en misant sur le tourisme hiver comme été. Aujourd'hui, sa vision des choses est toujours aussi actuelle. »