Bœuf Gaspésie ne craint pas de diminution des ventes

Frédéric Durand frederic.durand@tc.tc Publié le 3 novembre 2015

La coopérative Bœuf Gaspésie ne craint pas de diminution des ventes.

©Gracieuseté

ALIMENTATION. La coopérative Bœuf Gaspésie, s’occupe de mettre en marché le bœuf produit dans la région à l’ancienne, sans antibiotique et sans hormone.

Le directeur général Marc Cyr affirme ne pas craindre de voir les ventes de la coopérative diminuer à la suite du rapport du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui affirme qu’il y a un lien entre la consommation de viande rouge et le cancer colorectal. « Ceux qui achètent notre bœuf cherchent un produit de qualité. Nous avons la confiance des gens et je ne pense pas qu’ils arrêteront de manger du bœuf », commente-t-il.

Selon lui, la viande produite par les membres de la coopérative, avec des animaux principalement nourris à l’herbe, serait moins nocive. « Dans la première partie de sa vie [environ 200 jours], l’animal mange seulement de l’herbe et le lait de sa mère. Dans la deuxième partie, il mange de l’ensilage, qui est du foin avec un peu d’orge; ce qu’on fait pousser sur la ferme », explique le directeur général.

Si les ventes dans la région se portent moins bien depuis un certain temps, la cause n’est pas le rapport du CIRC, mais plutôt les prix de la viande bovine qui sont en augmentation. Dans les premiers temps de l’existence de la coopérative, le prix de vente était de 20 % supérieur à celui de production conventionnelle. Avec l’augmentation des prix, cette marge est passée à 11 %. « Nous n’avons pas eu le choix de faire des sacrifices, le bœuf conventionnel n’est pas achetable », note Marc Cyr.

Boeuf Gaspésie

Bœuf Gaspésie, ce sont sept entreprises membres, dont six dans la Baie-des-Chaleurs, qui disposent d’un cheptel d’environ 750 bovins. À toutes les deux semaines, sept bouvillons en moyenne sont envoyés à l’abattoir fédéral de Luceville au Bas-Saint-Laurent.

La viande estampillée Bœuf Gaspésie provient d’animaux de 14 à 18 mois d’âge, qui pèsent de 1300 à 1400 lbs. Sur un groupe de 100 bêtes, on compte en moyenne 80 veaux, dont une vingtaine sera vendue sous cette marque. Les autres sont envoyés dans des parcs d’engraissement à l’âge de 7 mois, pesant de 600 à 700 lbs, pour être vendus comme bœuf conventionnel.

Dans la région, il est disponible au IGA de New Richmond, au IGA de Sainte-Anne-des-Monts, et au Vert Pistache de Bonaventure. Il est également vendu dans trois magasins à Québec et dans une boucherie spécialisée à Montréal.

En manchette

Une fête pour le « miel de tank »

ART-GRICULTURE. Pour donner suite au Festival du tank qui s’est tenu l’année dernière afin d’exhumer un Bren Gun Carrier, un blindé de la Seconde guerre mondiale, l’artiste Maryse Goudreau d’Escuminac organise la Fête du miel de tank, le 4 septembre.

Bœuf Gaspésie ne craint pas de diminution des ventes

Frédéric Durand frederic.durand@tc.tc Publié le 3 novembre 2015

La coopérative Bœuf Gaspésie ne craint pas de diminution des ventes.

©Gracieuseté


ALIMENTATION. La coopérative Bœuf Gaspésie, s’occupe de mettre en marché le bœuf produit dans la région à l’ancienne, sans antibiotique et sans hormone.

Le directeur général Marc Cyr affirme ne pas craindre de voir les ventes de la coopérative diminuer à la suite du rapport du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui affirme qu’il y a un lien entre la consommation de viande rouge et le cancer colorectal. « Ceux qui achètent notre bœuf cherchent un produit de qualité. Nous avons la confiance des gens et je ne pense pas qu’ils arrêteront de manger du bœuf », commente-t-il.

Selon lui, la viande produite par les membres de la coopérative, avec des animaux principalement nourris à l’herbe, serait moins nocive. « Dans la première partie de sa vie [environ 200 jours], l’animal mange seulement de l’herbe et le lait de sa mère. Dans la deuxième partie, il mange de l’ensilage, qui est du foin avec un peu d’orge; ce qu’on fait pousser sur la ferme », explique le directeur général.

Si les ventes dans la région se portent moins bien depuis un certain temps, la cause n’est pas le rapport du CIRC, mais plutôt les prix de la viande bovine qui sont en augmentation. Dans les premiers temps de l’existence de la coopérative, le prix de vente était de 20 % supérieur à celui de production conventionnelle. Avec l’augmentation des prix, cette marge est passée à 11 %. « Nous n’avons pas eu le choix de faire des sacrifices, le bœuf conventionnel n’est pas achetable », note Marc Cyr.

Boeuf Gaspésie

Bœuf Gaspésie, ce sont sept entreprises membres, dont six dans la Baie-des-Chaleurs, qui disposent d’un cheptel d’environ 750 bovins. À toutes les deux semaines, sept bouvillons en moyenne sont envoyés à l’abattoir fédéral de Luceville au Bas-Saint-Laurent.

La viande estampillée Bœuf Gaspésie provient d’animaux de 14 à 18 mois d’âge, qui pèsent de 1300 à 1400 lbs. Sur un groupe de 100 bêtes, on compte en moyenne 80 veaux, dont une vingtaine sera vendue sous cette marque. Les autres sont envoyés dans des parcs d’engraissement à l’âge de 7 mois, pesant de 600 à 700 lbs, pour être vendus comme bœuf conventionnel.

Dans la région, il est disponible au IGA de New Richmond, au IGA de Sainte-Anne-des-Monts, et au Vert Pistache de Bonaventure. Il est également vendu dans trois magasins à Québec et dans une boucherie spécialisée à Montréal.