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L'UQAR se penche sur les problèmes côtiers

Publié le 5 juillet 2017

Cette première phase du projet « Résilience côtière » fait partie d’une vaste recherche soutenue par le gouvernement du Québec à la hauteur de 3,5 millions de dollars.

©Photo Le Pharillon – Jean-Philippe Thibault

Routes emportées, bâtiments endommagés et promenades dévastées; les grandes marées de l'hiver dernier ont été féroces en Gaspésie, en plus de laisser des traces indélébiles.

L'Est du Québec est particulièrement à risque lorsqu'il est question des risques reliés aux zones côtières. Comme par exemple l'épisode du 30 décembre, dont tout le monde se rappelle, et qui a été grandement dommageable. C'est que le couvert de glace, qui absorbe habituellement l'énergie des vagues, a diminué de manière importante. Le redoux des jours précédents a fait en sorte que le couvert de glace est tout simplement parti, au lieu d'agir comme un bouclier contre les vagues. Avec les résultats que l'on connaît aujourd'hui.

Pour mieux s'outiller dans le futur, l’équipe de la Chaire de recherche en géoscience côtière de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a lancé en janvier un ambitieux projet pour soutenir les municipalités de la province pour faire face aux aléas côtiers. Une première phase a été complétée récemment avec la tenue d’ateliers dans chacune des 17 MRC de l’Est du Québec, le but étant de définir les besoins des municipalités, des ministères et des organismes régionaux en matière d’adaptation.

Plusieurs idées

En tout, ce sont 360 acteurs locaux et régionaux qui ont participé à cette vaste tournée pour le projet intitulé Résilience côtière.

« Il était important pour nous de débuter le projet par la rencontre avec les acteurs clés des scènes municipale et régionale afin de s’assurer que les efforts investis dans le projet répondent bien à leurs besoins et qu’ils puissent contribuer à l’identification des outils d’adaptation qui seront développés au cours des prochaines années », indique le professeur Pascal Bernatchez, titulaire de la Chaire de recherche en géoscience côtière de l’UQAR.

Les premiers résultats permettent de dresser un portrait global et de définir les différents chantiers de travail, par MRC et par région. Pas moins de 137 besoins en matière d’adaptation aux aléas côtiers ont été exprimés par les participants, pour favoriser la sécurité des populations et des infrastructures côtières

« Plusieurs idées porteuses sont ressorties de ces ateliers, observe le professeur Guillaume Marie, codirecteur du projet. Certains ont manifesté le souhait d’être accompagnés par des experts, d’autres ont souligné le manque d’outils cartographiques. » L’accès aux données avec une plateforme Web, la sensibilisation, la recherche de solutions d’adaptation et de conservation des écosystèmes côtiers et l’adaptation de la réglementation ont notamment été identifiés comme des besoins prioritaires. Un rapport synthèse portant sur les besoins et les outils en matière d’adaptation aux aléas côtiers exprimés lors de ces ateliers sera publié au cours des prochains mois. 

Cette première phase du projet Résilience côtière fait partie d’une vaste recherche soutenue par le gouvernement du Québec à la hauteur de 3,5 millions de dollars.